Comment fonctionnent les stimulations?

Alexandre De Dreem
Rédigé par Alexandre De Dreem
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En 2013, Jan Born, neuroscientifique éminent à l’université de Tübingen en Allemagne, prouve qu’un certain type de bruit, le bruit rose, a un impact sur les oscillations lentes du sommeil, autrement dit sur le sommeil profond. C’est l’aboutissement d’une dizaine années de recherche en neurosciences sur la stimulation du sommeil profond. La première découverte en la matière date de 2005 et les stimulations sont alors électriques. Il faudra attendre huit ans, en 2013, pour la répliquer avec un élément autrement plus inoffensif : le son.

Du fait de sa sensibilité naturelle au bruit, il est possible d’influencer le thalamus à l’aide de stimulations sonores. Le bruit rose est le type de bruit privilégié pour influencer le thalamus, grâce à sa forte densité spectrale qui le rend plus impactant.

Jouées à des moments précis du sommeil profond, ces stimulations sonores à base de bruit rose ont donc pour effet de “booster” les impulsions du thalamus, et d’optimiser leur rythme. Cela l’aide à synchroniser plus de neurones à la fois, et plus intensément. Il en résulte une augmentation de l’amplitude et de la densité des ondes lentes, principaux indicateurs de la qualité du sommeil profond. 

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