Comprendre le sommeil profond

Le sommeil lent profond (Slow Wave Sleep en anglais) est également désigné par stade N3. Durant cette phase, l’EEG (électroencéphalogramme) est composé d’ondes lentes de grandes amplitudes et de fréquence faible (compris entre 0.75 et 4 Hz). On peut en estimer la qualité en mesurant par exemple l’intensité et la densité des ondes lentes, l’intrusion de stade N1, le nombre de réveils, etc…

Le sommeil profond est le moment où les neurones ont une activité synchronisée qui permet notamment de faire un nettoyage au niveau cérébral, de diminuer l’activité du système de stress, de sécréter certaines hormones majeurs comme l’hormone de croissance, etc….. Les études scientifiques ayant étudiée son rôle ont montré que la suppression du sommeil profond engendrait une augmentation de la résistance à l’insuline (état pré-diabétique).

Il est particulièrement difficile de se réveiller dans cette phase de sommeil.

Trop peu de sommeil profond ?

La quantité et l’intensité de sommeil profond varient d’un cycle de sommeil à l’autre, d’une nuit à l’autre, et tout au long de votre vie.

Lorsque vous êtes privé de sommeil de façon prolongée, le sommeil profond se fait de plus en plus présent. En vous endormant, vous tombez de fait plus rapidement en sommeil profond, et ce dernier prend le pas sur le sommeil paradoxal. C’est ce qu’on appelle un rebond de sommeil. De surcroît, plus la période d’éveil précédant le coucher se prolonge, plus le sommeil profond de la nuit suivante sera intense et long.

Le sommeil profond est plus présent chez les enfants, et diminue en quantité et en intensité en vieillissant, jusqu’à complètement disparaître chez certaines personnes âgées.

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